Une Reconnaissance Renforcée et des Perspectives d’Avenir
Dans la nuit du 10 au 11 mars 2025, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité la proposition de loi visant à refondre la profession infirmière. Cette adoption marque une avancée significative pour les infirmiers, qui voient enfin leurs compétences et leur rôle mieux définis et reconnus dans le parcours de soins. Cependant, cette réforme n’en est qu’à ses débuts, et de nombreuses étapes restent à franchir avant qu’elle ne transforme concrètement le quotidien des soignants et des patients.
L’adoption de cette loi représente une première victoire, saluée par l’ensemble des instances infirmières et syndicats. Pour Sylvaine Mazière-Tauran, présidente de l’Ordre National des Infirmiers, cette réforme marque une avancée essentielle pour la profession et l’amélioration de la prise en charge des patients. Thierry Amouroux, porte-parole du SNPI, souligne de son côté que les infirmiers attendaient cette évolution depuis 2004.


Une profession enfin structurée autour de compétences claires
L’un des points clés de cette réforme est l’instauration d’un socle de compétences infirmières. Il précise officiellement le champ d’action des infirmiers, leur autonomie dans certains actes, et introduit la notion de recherche en soins infirmiers, une avancée qui renforce leur place au sein du système de santé. Désormais, leur rôle ne se limite plus à l’exécution d’actes techniques : les soins relationnels – écoute, accompagnement, soutien psychologique – sont pleinement intégrés à la loi, reconnaissant ainsi l’importance de la dimension humaine du soin.
DES AVANCEES MAJEURS POUR UNE AUTONOMIE DES INFIRMIERS
Une avancée majeure pour la profession infirmière
L’adoption de cette loi marque une vraie victoire pour les infirmiers et les syndicats. Plusieurs mesures viennent renforcer leurs compétences et leur autonomie.
- Les infirmiers pourront désormais prescrire certains produits de santé et examens complémentaires. La Haute Autorité de Santé assurera l’encadrement de cette nouvelle prérogative.
- L’expérimentation de l’accès direct aux infirmiers dans des structures coordonnées facilitera la prise en charge des patients. Cependant, cette mesure reste soumise à certaines conditions.
- La conciliation médicamenteuse devient une mission officielle. Elle vise à sécuriser la gestion des traitements, surtout pour les patients les plus fragiles.
- Enfin, la consultation et le diagnostic infirmiers sont reconnus. Les infirmiers pourront évaluer l’état de santé d’un patient sans passer systématiquement par un médecin.
Un vote unanime, mais des défis à relever
L’adoption de cette loi marque une victoire pour les infirmiers et les syndicats. Sylvaine Mazière-Tauran, présidente de l’Ordre National des Infirmiers, insiste sur son importance. Elle affirme que cette réforme améliore la profession et les soins aux patients.
Thierry Amouroux, porte-parole du SNPI, rappelle que les infirmiers l’attendaient depuis 2004. Pourtant, certaines limites freinent l’enthousiasme.
L’accès direct aux soins infirmiers reste en phase d’expérimentation, ce qui déçoit une partie de la profession. Beaucoup espéraient une généralisation rapide. L’allongement des études à quatre ans divise aussi. Certains pensent que cela renforcera la formation.
D’autres, comme la FNESI, craignent un impact négatif sur les étudiants et le système de santé. Cette réforme représente une avancée, mais des incertitudes demeurent.
Une vigilance nécessaire pour la suite
Le travail ne s’arrête pas là. Le Sénat doit encore valider le texte. Des décrets d’application sont attendus avant le 31 janvier 2026.
Les représentants des infirmiers restent prudents et déterminés. Ils veilleront à ce que ces mesures entrent bien en vigueur. Cette réforme donne plus de reconnaissance et de responsabilités aux infirmiers.
Ces avancées doivent maintenant se traduire en actions concrètes. L’objectif est d’améliorer les conditions de travail et la qualité des soins.